Instant de préservation

Projets

Projets : ils vont et viennent, au gré du temps dont je dispose, des lieux que je visite et plus généralement des opportunités qui se présentent. Si mon travail vous plaît et que vous souhaitez me soumettre une idée, je serai toujours heureux d’en discuter. Pour le reste, si l’un de ceux qui suivent vous intéresse, vous ou quelqu’un de votre entourage, n’hésitez pas à me contacter :

  • Le genre des métiers : des portraits de personnes exerçant des professions encore souvent considérées comme réservées au sexe opposé (maïeuticiens, femmes dans le domaine de la sécurité…).
  • Musicien(ne)s : des portraits de musiciennes et de musiciens en train de jouer.
  • Survivants : des portraits de personnes ayant survécu à des épreuves qui auraient pu leur coûter la vie (accidents, maladies, guerres, attentats…).
  • Kintzugi : un projet particulier, fondé sur cet art japonais consistant à réparer des objets brisés en colmatant les brèches avec de l’or fondu, et pour lequel je cherche des personnes portant des cicatrices importantes.

 

Thèmes : sans avoir de projet particulier les concernant, certains thèmes m’inspirent et me suffisent à envisager une séance :

  • Grossesse
  • Parentalité, allaitement…
  • Sport
  • Musique
  • Mer
  • Tatouages, piercings…
  • Labyrinthes
  • Phobies

 

Démarche artistique : comme la plupart des photographes, je suppose, je m’interroge souvent sur ce qui me pousse à prendre des photos. Satisfaction de la performance technique, occasion de découvrir de nouveaux lieux, de nouvelles personnes… Tous ces aspects contribuent certes au plaisir que je trouve dans la pratique de cette activité, mais au final c’est d’abord l’envie de créer de belles images qui me motive. D’où une seconde question : qu’est-ce qu’une belle image ?

La beauté est par nature subjective, et telle photo qui plaît aux uns laissera les autres de marbre, voire leur déplaira. J’en prends mon parti, mais ce n’est pas cela qui me dispense de chercher à définir ma démarche, faute de quoi je risquerais de me perdre dans une photographie compulsive et dépourvue de réflexion. Se laisser dériver au gré des clichés que le hasard place sur mon chemin peut être intéressant de temps à autres, mais si je me contente uniquement de cela, je n’aurai à la fin d’autre talent que d’avoir parfois eu la chance de me trouver au bon endroit, au bon moment.

Or pour en revenir à ma question de départ, ce que je trouve beau, de manière générale, est ce qui me donne le sentiment de progresser, d’élargir le champ de mes possibilités, de comprendre davantage les mécanismes de ce monde et de ses habitants, et de mieux en appréhender les finesses. Une belle photo, pour moi, ne se résume donc pas nécessairement à une esthétique bien léchée et un optimisme de bon ton. Progresser, grandir, c’est aussi apprendre à composer avec une réalité parfois âpre. Et si je ne boude pas la spontanéité d’un regard d’enfant, la sincérité d’un portrait pris sur le vif ou l’épure simple et sans fard d’un nu bien modelé, je m’emploie également à explorer d’autres voies, où le rapport au modèle devient plus profond et plus subtil.

J’aime l’idée d’employer le vecteur émotionnel qu’est la photographie, pour permettre aux modèles d’exprimer cette part d’eux-mêmes enracinée trop profondément pour que les mots suffisent à la restituer complètement. J’aime les failles, les parts d’ombre, les anomalies, toutes ces petites singularités autour desquelles germent des personnalités originales et complexes. C’est ce qui fait que je souhaite faire connaissance avec les modèles avant de les photographier. Mes projets ne sont en général pas des mises en scène sur lesquelles je greffe un objet humain chargé de tenir le rôle que je lui aurai assigné. Je cherche des gens, avec des histoires à faire passer, des leçons d’humanité, et dont la mise en photo permette de révéler la réalité sous une lumière nouvelle, toujours dépourvue de jugement.

Dans cette photo intimiste, je proscris toute forme de voyeurisme ou de complaisance et refuse systématiquement de céder à la facilité ou à la vulgarité. Mon but est seulement que l’image finale soit belle, en ce sens qu’elle aide aussi bien le modèle que le spectateur (et si possible, le photographe) à se sentir enrichi par l’expérience qu’ils auront retirée du cliché.

 

 

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